En ce mois de janvier 2026, la communauté musulmane de Guyane est plongée dans une profonde tristesse. Avec le décès de Monsieur Eli Mertodikromo, survenu le 14 janvier 2026, c’est une page importante de notre histoire spirituelle, sociale et humaine qui se tourne.

Au nom de l’ensemble des musulmans de Guyane, nous souhaitons rendre un hommage solennel, fraternel et reconnaissant à celui qui fut bien plus qu’un cofondateur de la première mosquée de Guyane : il fut un bâtisseur de liens, un homme de foi, un homme de paix.
Figure respectée et aimée, Eli Mertodikromo a consacré une grande partie de sa vie à l’implantation et au développement de l’islam en Guyane, dans un esprit d’ouverture, de respect et de fraternité. La mosquée An Nour de Mana, qu’il a contribué à fonder, demeure aujourd’hui un symbole vivant de son engagement : un lieu de prière, mais aussi un lieu d’accueil, de dialogue et de solidarité.
Mais au-delà des pierres et des institutions, c’est surtout par son comportement exemplaire que “Papi Eli” a marqué les cœurs. Sa sagesse, sa douceur, son humilité et son sens de l’hospitalité resteront gravés dans la mémoire de tous ceux qui l’ont connu. Il incarnait un islam simple, sincère et profondément humain, attentif aux plus fragiles et soucieux de l’harmonie entre les communautés.
En ces temps où le monde a tant besoin de repères spirituels et moraux, la vie d’Eli Mertodikromo nous rappelle que la véritable grandeur réside dans le service des autres, la patience, la bienveillance et la fidélité à Dieu.
À sa famille, à ses proches, à ses compagnons de prière, et à toute la population de Mana et de Guyane, nous adressons nos condoléances les plus sincères. Que le Très-Haut accueille notre frère parmi les justes, qu’Il illumine sa tombe et qu’Il accorde patience et réconfort à ceux qu’il laisse derrière lui.
« Nous appartenons à Allah et c’est vers Lui que nous retournons. »
Ô Allah, fais-le entrer au Paradis et accorde-lui Ta miséricorde.
Eli Mertodikromo nous quitte, mais son héritage spirituel, humain et fraternel demeure vivant dans chaque prière, chaque sourire et chaque geste de solidarité qu’il a inspirés.
